samedi 24 octobre 2026

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Sept morts dans une attaque armée contre une église à Karak

Sept personnes ont été abattues dans une église orthodoxe grecque de Karak, selon les autorités, tandis que le roi Abdallah II promet la riposte « la plus sévère ».

Maisons en pierre et petite église sur une colline de la région de Karak, dans le sud de la Jordanie
Un village du gouvernorat de Karak, en Jordanie, qui abrite une communauté chrétienne importante. Illustration.

— Des hommes armés ont ouvert le feu pendant des funérailles dans une église orthodoxe grecque du village de Hammoud, dans le gouvernorat de Karak en Jordanie, vendredi, tuant au moins sept personnes et en blessant un grand nombre d'autres, selon les autorités. Personne n'a revendiqué l'attaque, et une chasse à l'homme est en cours pour retrouver les assaillants.

Selon le South China Morning Post, les assaillants sont descendus d'un véhicule et ont commencé à tirer pendant le cortège funèbre, dans ce que les autorités ont qualifié d'attaque rare contre des chrétiens dans le royaume à majorité musulmane sunnite. Le bilan des blessés a varié selon les déclarations officielles : la direction de la sécurité publique jordanienne l'a évalué à environ 10 personnes, dont certaines dans un état critique, tandis que la BBC News faisait état d'au moins 34 blessés. Le bilan des morts lui-même a été révisé deux fois avant que les autorités ne s'arrêtent à sept.

Un témoin oculaire a déclaré à la chaîne publique Al-Mamlaka que les assaillants avaient tiré sans interruption pendant cinq minutes avant de prendre la fuite, rapporte The Hindu. Entre 150 et 200 personnes se trouvaient dans l'église et à ses abords au moment des faits, a indiqué le témoin, la plupart des victimes ayant entre 50 et 70 ans. Des images de vidéosurveillance vérifiées par la BBC semblent montrer trois hommes armés se dirigeant vers l'église.

Le ministre de l'Intérieur, Mazen al-Faraya, a qualifié les auteurs de « groupe d'extrémistes » et a décrit l'attaque comme « douloureuse et horrible », sans précédent dans l'histoire du royaume. Le roi Abdallah II a déclaré que « l'attentat terroriste contre Karak sera accueilli par la riposte la plus sévère », puis s'est rendu auprès des blessés à l'hôpital, sous une sécurité renforcée.

Karak compte une communauté chrétienne importante, et ce type de violence est rare en Jordanie, bien que le pays ait connu par le passé des attaques meurtrières. Le président libanais Joseph Aoun, lui-même chef de l'État chrétien, a condamné ce qu'il a appelé un « odieux attentat terroriste », estimant qu'il violait le caractère sacré du deuil, selon les médias libanais.

Devant l'hôpital qui soigne les blessés, les routes ont été fermées et des familles se sont rassemblées, dans la colère et le chagrin, certaines exprimant leur frustration face à ce qu'elles décrivent comme un manque de fermeté envers les militants. Pour l'heure, Karak attend que la chasse à l'homme apporte des réponses : qui a perpétré l'attaque, et pourquoi des funérailles ont été choisies comme cible.

Sources

Cet article s'appuie sur des reportages de :

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