mercredi 4 novembre 2026

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Israël valide les résultats et rejette les fraudes de Netanyahou

La commission électorale israélienne a contrôlé 9 069 bureaux de vote sans trouver de fraude, ouvrant à Eisenkot une voie vers le pouvoir grâce aux partis arabes.

Une rue calme pavée de pierre à Jérusalem, bordée de bâtiments en calcaire sous un ciel couvert
Une rue de Jérusalem, où les résultats certifiés du scrutin ont été officiellement remis au président Isaac Herzog. Illustration.

— Les autorités électorales israéliennes ont certifié mercredi les résultats du scrutin du 27 octobre, rejetant les allégations de fraude avancées par le Premier ministre Benjamin Netanyahou et confiant au président Isaac Herzog la tâche de décider qui aura la première chance de former un gouvernement. La Commission électorale centrale affirme avoir contrôlé 9 069 bureaux de vote et se dit convaincue que les résultats « reflètent fidèlement la volonté des électeurs ».

« Toutes les plaintes déposées par les factions politiques ont été examinées, et aucun élément n'indique une atteinte à l'intégrité du scrutin », a déclaré la commission. Al Jazeera rapporte qu'au sein du présidium de cinq membres de la commission, les représentants de Yesh Atid et de Bleu et blanc ont voté pour ratifier les résultats, tandis que le Likoud et le Shas se sont abstenus, le président, le juge à la Cour suprême Noam Sohlberg, ayant fait pencher la balance par sa voix.

Netanyahou et ses alliés affirment de façon répétée, sans preuve, que les partis à direction arabe ont « volé » l'élection, éventuellement avec une aide étrangère. Le juge Sohlberg a déclaré que ceux qui remettent en question les résultats font peser « un réel danger » sur la démocratie israélienne.

L'arithmétique ne laisse aucune voie facile. Selon les chiffres certifiés, le bloc de Netanyahou a remporté 53 sièges et le bloc d'opposition de Gadi Eisenkot 48, tandis que les partis à direction arabe Ra'am et la Liste commune ont décroché un record de 19 sièges. Aucun des deux camps ne dispose des 61 sièges nécessaires à la majorité dans la Knesset de 120 sièges. Eisenkot, ancien chef d'état-major, pourrait atteindre ce seuil avec le soutien des partis arabes, mais certains membres de l'opposition hésitent à dépendre des voix de députés non juifs. Il accuse le Likoud de mener un « pogrom contre la démocratie », selon The Hindu.

La contestation s'est étendue aux services de sécurité. Le Shin Bet a indiqué à la commission que ses renseignements faisaient état d'opérations de financement et d'influence étrangères impliquant « des milliers de personnes, et peut-être davantage », selon The Times of Israel, mais des sources des forces de l'ordre ont déclaré à Haaretz ignorer l'existence d'une opération de cette ampleur. La procureure générale Gali Baharav-Miara a affirmé qu'elle n'interrogerait personne sans preuves ; le Likoud l'a accusée de chercher à « entraver l'enquête et à dissimuler ce grave cas de manipulation du processus électoral par des acteurs étrangers ».

Israël a organisé cinq élections entre 2019 et 2022 après des blocages répétés, et Netanyahou a mis 58 jours à former un gouvernement après le dernier scrutin de novembre 2022. Il fait face à des accusations de corruption et à la perte de son immunité s'il quitte ses fonctions. Herzog, qui a appelé à « une nouvelle réflexion », entame désormais deux jours de consultations, en commençant par les petits partis.

Une fois qu'Herzog aura désigné un candidat, celui-ci disposera de 28 jours, prolongeables de 14 jours, pour constituer une coalition. Si tous les efforts échouent, les Israéliens pourraient retourner aux urnes dès le début de l'année prochaine, une issue qu'Herzog et les dirigeants des partis des deux bords disent vouloir éviter.

Sources

Cet article s'appuie sur des reportages de :

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