Les parents et la sœur du tireur de Cracovie retrouvés morts
Les parents et la sœur du suspect de Cracovie ont été retrouvés morts à son domicile ; la Pologne ouvre une enquête pour terrorisme.

Cracovie — Les parents et la sœur de l'homme soupçonné d'avoir tué 6 personnes sur la place du Marché principal de Cracovie ont été retrouvés morts à son domicile, a annoncé dimanche la police polonaise, alors que les procureurs ouvraient une enquête pour terrorisme sur l'attaque la plus meurtrière qu'ait connue la ville de mémoire d'homme.
La police régionale a indiqué que les 3 corps — un homme de 53 ans et 2 femmes âgées de 52 et 21 ans — ont été découverts dans l'appartement du suspect à Ostrowiec Świętokrzyski, à environ 150 kilomètres au nord-est de Cracovie, les blessures étant provisoirement attribuées à des blessures par balle. 7 armes à feu ont été saisies dans l'appartement, a ajouté la police, selon The Hindu.
Daniel Prokopowicz, porte-parole du Bureau du procureur national, a déclaré qu'il était « très probable » que les meurtres d'Ostrowiec Świętokrzyski et de Cracovie aient été commis par la même personne, même si les enquêtes se poursuivent, selon Al Jazeera.
Le suspect polonais de 24 ans, identifié par les médias polonais sous le nom de Michal O., a ouvert le feu au hasard samedi dans le centre historique de la deuxième ville du pays, tuant 6 personnes et en blessant 15. Un ressortissant britannique figurait parmi les morts, et les blessés comprenaient des ressortissants autrichiens, britanniques, allemands, portugais et russes, a indiqué une porte-parole du ministère de l'Intérieur. Le Premier ministre Donald Tusk a qualifié l'attaque d'« acte de terrorisme », et le ministre de l'Intérieur Marcin Kierwiński a affirmé que l'assaillant avait été influencé par des idéologies d'extrême droite et ultranationalistes. Wide World News a rendu compte du déchaînement de violence sur la place samedi.
L'assaillant a été blessé lors d'un échange de tirs avec 2 policiers, dont l'un, identifié par la police comme Jakub Kulik, a réussi à le toucher malgré ses propres blessures. Le suspect reste dans un état critique à l'hôpital. Selon des enquêteurs cités par les médias polonais, il n'avait pas de casier judiciaire, détenait un permis de port d'arme valide et appartenait à un club de tir avec son père, selon France 24.
La Pologne a entamé 2 jours de deuil national dimanche. Bougies et fleurs recouvraient la place bouclée, les drapeaux étaient en berne, et le signal horaire de la trompette depuis l'église Sainte-Marie a été suspendu pendant 12 heures, pour la première fois depuis 1939, a rapporté l'Agence de presse polonaise.
La suite relève à la fois de l'expertise scientifique et du politique. Les procureurs doivent établir l'enchaînement des deux scènes de crime et déterminer si quelqu'un d'autre connaissait l'arsenal — et, le suspect étant dans un état critique, son interrogatoire, s'il a lieu un jour, façonnera le dossier terroriste que Tusk s'est engagé à poursuivre.
Sources
Cet article s'appuie sur des reportages de :
- The Hindu Poland calls Krakow shooting rampage 'terrorist' attack
- Al Jazeera Poland mourns six killed in attack as authorities launch ‘terrorism’ probe | Crime News | Al JazeeraplayShow navigation menuplaysearchcaret-leftcaret-rightListenshare-nodesfacebookxwhatsapp-strokecopylinkgoogleinfoaj-logoaj-logoaj-logofacebooktwitteryoutubeinstagram-colored-outlinerssblueskytiktok-colored-outline
- France 24 Poland in shock after 6 killed in Krakow far-right shooting


