mercredi 28 octobre 2026

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Pétrole en hausse après une frappe houthie en Arabie saoudite

Le Brent a atteint 115,47 dollars le baril après l'affirmation des Houthis d'avoir frappé la plus grande raffinerie saoudienne.

Réservoirs de stockage et tours d'une raffinerie côtière au crépuscule
Une raffinerie de pétrole sur la côte du Golfe, élément de l'infrastructure énergétique qui sous-tend l'approvisionnement mondial en brut. Illustration.

— Les cours du pétrole ont progressé de plus de 1 % mercredi après une attaque contre une raffinerie en Arabie saoudite, ravivant les inquiétudes sur les risques pesant sur l'approvisionnement venant de l'un des plus grands exportateurs mondiaux. Les Houthis yéménites, alliés de l'Iran, affirment avoir frappé la plus grande raffinerie du royaume avec un missile, intensifiant leur campagne contre le deuxième producteur de brut au monde.

Les contrats à terme sur le Brent ont gagné 1,59 dollar, soit 1,4 %, pour atteindre 115,47 dollars le baril à 4 h 35 GMT, tandis que le brut américain West Texas Intermediate a progressé de 1,43 dollar, soit 1,4 %, à 101,33 dollars, selon The Hindu. Les cours ont rebondi après avoir cédé près de 2 dollars mardi.

Les Houthis ont affirmé mardi avoir frappé l'installation, d'une capacité de 550 000 barils par jour, avec un missile. Les autorités saoudiennes n'ont pas immédiatement confirmé l'attaque, et l'affirmation n'a pas pu être vérifiée de manière indépendante.

Des analystes des matières premières estiment que les cours restent élevés alors que les opérateurs attendent des signaux plus clairs sur la prochaine initiative américaine à l'égard de l'Iran, et que la prime de risque sur le marché pourrait commencer à s'effriter si aucune nouvelle frappe contre l'Iran n'a lieu.

Les signaux sont contradictoires sur d'autres aspects de l'offre. Les stocks de brut américain ont baissé de 2,03 millions de barils au cours de la semaine close le 23 octobre, selon des sources du marché citant les données de l'American Petroleum Institute, bien que les analystes interrogés par Reuters aient estimé que les stocks avaient augmenté d'environ 15 000 barils. Les opérateurs indiquent également que les exportations de brut depuis les ports russes de la Baltique et de la mer Noire pourraient baisser le mois prochain, les raffineurs nationaux augmentant leur production de gazole à la suite d'un accord conclu avec Washington ce mois-ci.

Le marché attend désormais le rapport hebdomadaire officiel sur les stocks de l'Agence américaine d'information sur l'énergie, attendu plus tard mercredi, ainsi qu'une réunion de l'OPEP+ dimanche, au cours de laquelle les producteurs devraient maintenir inchangés leurs objectifs de production pour décembre, selon des personnes au fait du dossier. La production de la plupart des sept membres principaux de l'OPEP+ — Arabie saoudite, Russie, Irak, Koweït, Algérie, Kazakhstan et Oman — est déjà inférieure à son objectif.

Sources

Cet article s'appuie sur des reportages de :

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