mercredi 28 octobre 2026

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Trump évoque le Venezuela comme 51e État américain

Donald Trump suggère que le Venezuela devienne le 51e État américain, alors qu'un premier chargement de 1 million de barils arrive au Texas.

Réservoirs de stockage de pétrole et pétrolier dans un port calme de la côte du golfe du Texas au crépuscule
Un terminal pétrolier sur la côte du golfe du Texas, où le brut vénézuélien doit être raffiné. Illustration.

— Donald Trump a suggéré que le Venezuela devienne le 51e État américain et que ses citoyens élisent un gouverneur plutôt qu'un président, lors d'un meeting organisé à côté d'un pétrolier dans le port de Corpus Christi, au Texas. Cet événement, destiné à soutenir les candidats républicains à une semaine des élections de mi-mandat du 3 novembre, a marqué l'arrivée de la première cargaison de 1 million de barils de pétrole vénézuélien, dans le cadre d'un accord entre Washington et Caracas.

Trump a déclaré à la foule que les États-Unis extrayaient beaucoup de pétrole vénézuélien pour eux-mêmes et que le pays pourrait devenir prospère — peut-être, a-t-il réfléchi à voix haute, en tant que 51e État prospère, selon MercoPress. Au lieu d'un président, a-t-il affirmé, les Vénézuéliens pourraient élire un gouverneur, en invoquant la richesse pétrolière du pays.

Le président a qualifié les relations avec Caracas de très bonnes et présenté cette cargaison comme un gain historique pour le contrôle américain sur une part importante de l'approvisionnement mondial en pétrole. Le brut, qu'il a décrit comme gratuit, sera raffiné au Texas, notamment à Corpus Christi. Il a affirmé que les plus grandes compagnies pétrolières investissaient des milliards de dollars.

Ce n'est pas la première fois que Trump évoque une annexion. En février, il a suggéré que le Venezuela pourrait devenir le 53e État, après le Canada et le Groenland, et en août, il a partagé une carte du pays aux couleurs du drapeau américain accompagnée de la mention « 51e État ». La présidente par intérim Delcy Rodríguez a rejeté cette idée à plusieurs reprises, affirmant en juillet que le Venezuela dispose de plus de 2 siècles de souveraineté.

Ces propos interviennent alors que les deux gouvernements coopèrent étroitement. Après l'opération militaire américaine du 3 janvier qui a écarté Nicolás Maduro du pouvoir — il est aujourd'hui détenu et jugé à New York —, Washington a reconnu le gouvernement de Rodríguez, levé les sanctions qui la visaient ainsi que son frère, le président de l'Assemblée nationale Jorge Rodríguez, et a conclu en août un accord pétrolier lui donnant le contrôle majoritaire d'une part importante des réserves vénézuéliennes. Le département d'État a indiqué que, selon la feuille de route négociée avec l'opposition, Rodríguez devrait quitter la présidence en 2027, bien qu'aucune date n'ait été fixée pour l'élection présidentielle.

Le meeting s'est tenu 2 jours après le retour au Venezuela de la dirigeante de l'opposition María Corina Machado, après près de 10 mois passés à l'étranger. Trump a déclaré espérer que Machado reste en sécurité, et le secrétaire d'État Marco Rubio a affirmé que Washington avait demandé à Rodríguez d'autoriser son retour. La présidente par intérim a qualifié l'arrivée de la dirigeante de l'opposition de simple mise en scène. Les élections de mi-mandat du 3 novembre et la date éventuelle du scrutin présidentiel vénézuélien permettront de mesurer la portée réelle de la feuille de route de Washington — et des propos de Trump sur un statut d'État.

Sources

Cet article s'appuie sur des reportages de :

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