dimanche 8 novembre 2026

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Washington dit avoir neutralisé un cargo dans le golfe d'Oman

Le Commandement central américain affirme qu'un avion a immobilisé un navire battant pavillon saint-kittais, accusé de violer le blocus naval de l'Iran.

Navires de commerce aperçus au loin sur le détroit d'Ormuz depuis la côte omanaise
Le détroit d'Ormuz, étroit passage reliant le golfe d'Oman à la première région exportatrice de pétrole au monde. Illustration.

— Un aéronef militaire américain a tiré sur un navire de commerce et l'a immobilisé dans le golfe d'Oman, samedi, après que les forces américaines l'ont accusé de tenter de contourner le blocus naval imposé par Washington à l'Iran, selon The Hindu, qui cite un communiqué du Commandement central américain.

Le Commandement central affirme que le navire, battant pavillon saint-kittais, avait fait escale dans un port iranien et tentait de quitter les eaux régionales. Un avion américain a tiré des munitions de précision sur sa poupe après que les forces américaines ont ordonné à l'équipage d'évacuer les zones visées, selon le communiqué rapporté par l'article.

Le Commandement n'a signalé aucune victime dans le récit repris par The Hindu, et le sort de l'équipage ainsi que l'étendue des dégâts subis par le navire n'ont pu être vérifiés de manière indépendante.

Cette frappe intervient alors que l'armée américaine a annoncé le lancement d'une nouvelle force opérationnelle destinée à couper les mouvements de Téhéran en matière d'armes avancées et d'autres matériels soumis à sanctions, à travers ses frontières terrestres et par la mer Caspienne. Le Commandement central estime que le blocus naval, en vigueur depuis des mois, a empêché l'Iran d'exporter plus de 25 milliards de dollars de pétrole brut. Ce chiffre est une estimation du Commandement lui-même.

Le différend s'ajoute à une confrontation qui couve depuis des mois autour des routes maritimes du Golfe. L'Iran affirme que ses pétroliers ont heurté des mines dans le détroit d'Ormuz, et le président américain Donald Trump a menacé de lancer une nouvelle offensive contre l'Iran, avertissant plus tôt que Washington pourrait devoir agir alors que des pourparlers auraient été annoncés. Téhéran, de son côté, a menacé de riposter largement contre les infrastructures du Golfe, poussant les États voisins à surveiller leurs propres ports et pipelines.

Pour l'heure, les équipages des navires et les gouvernements du Golfe attendent deux choses : que le navire immobilisé et son équipage soient en sécurité, et que Téhéran réponde à la frappe en mer, sur terre ou par les canaux diplomatiques qui restent ouverts.

Sources

Cet article s'appuie sur des reportages de :

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