jeudi 29 octobre 2026

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Frappe de drone russe sur la gare de Dnipro : au moins 14 morts

Un drone a frappé un quai bondé à Dnipro, faisant au moins 14 morts. Zelensky réclame de nouvelles sanctions et critique l'accord sur le diesel russe.

Un quai de gare vide et un train de voyageurs à l'arrêt dans une grande gare ukrainienne
Un quai de gare dans le centre de l'Ukraine, où le trafic voyageurs se poursuit malgré les attaques répétées contre le réseau. Illustration.

— Un drone russe à réaction a frappé un quai bondé de la gare principale de la ville de Dnipro, dans le centre de l'Ukraine, jeudi, tuant au moins 14 personnes et en blessant au moins 14 autres, dont un garçon de 11 ans, selon le gouverneur régional de Dnipropetrovsk, Oleksandr Hanzha. L'attaque a visé l'une des infrastructures civiles les plus fréquentées du pays : un train de voyageurs à destination de Zaporijia était à quai lorsque le drone s'est abattu.

Le président Volodymyr Zelensky a qualifié l'attaque d'« horrible », affirmant à ses alliés qu'elle appelait une réponse, selon The Japan Times. Il a déclaré que la Russie avait utilisé un drone contre un quai où stationnaient un train de banlieue et un train de voyageurs ordinaire, et a renouvelé son appel à de nouvelles sanctions de la part des États-Unis, de l'Europe et du G7 contre Moscou.

Volodymyr Zelensky a également dirigé ses critiques contre Washington, réitérant ses objections à l'accord conclu ce mois-ci entre Donald Trump et Vladimir Poutine, qui allège certaines sanctions et autorise les États-Unis à importer du diesel russe. Kyiv estime que cet arrangement renfloue l'économie de guerre de Moscou, selon la BBC. L'armée russe n'a pas commenté publiquement la frappe de Dnipro. Moscou nie viser délibérément des civils et affirme que ses attaques contre les voies ferrées visent les infrastructures utilisées pour acheminer du personnel et du matériel militaires.

L'équation économique de cette campagne se durcit. Sur les 521 locomotives touchées depuis le début de l'invasion à grande échelle de la Russie, en février 2022, près de 60 % l'ont été cette année, selon les chiffres d'Ukrzaliznytsia communiqués à l'AFP. Au total, les attaques contre les installations ferroviaires sont passées de 1 206 en 2025 à 1 700 depuis le début de cette année. Le chef des chemins de fer, Oleksandr Pertsovsky, a indiqué qu'un niveau de menace élevé avait été annoncé à Dnipro avant la frappe, mais qu'un grand nombre de personnes étaient restées sur le quai.

Par ailleurs, jeudi, deux adolescentes de 15 ans ont été tuées et au moins 25 personnes blessées dans une attaque de missiles au centre de Tchernihiv, selon les autorités, tandis que trois personnes ont été tuées et 28 blessées lorsque des drones ont touché des immeubles résidentiels et une école à Kremenchouk. Une journée de deuil a été décrétée vendredi à Tchernihiv et à Dnipro. Ces frappes ont eu lieu alors qu'un fragile cessez-le-feu local à Oleshky, ville occupée par la Russie, tenait depuis trois jours, le médiateur ukrainien des droits humains, Dmytro Lubinets, affirmant qu'il s'était mis en route vers la ville avec une délégation.

L'enjeu immédiat est politique : la demande de Zelensky de nouvelles sanctions trouvera-t-elle un écho à Washington et dans les capitales européennes, ou l'accord sur le diesel entre Trump et Poutine résistera-t-il à la semaine la plus meurtrière qu'il ait connue sous le feu des critiques ? Les cérémonies de deuil de vendredi à Dnipro et à Tchernihiv maintiendront la pression.

Sources

Cet article s'appuie sur des reportages de :

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